Honeywell International : scission des actifs pour obtenir deux entités cotées
Honeywell International, au capital de 109 milliards de dollars; est présent dans les branches aéronautique, défense, sécurité pour l’industrie et l’habitation, matériaux spéciaux et engrais et efficacité énergétique. Malgré une bonne réputation, elle a du mal à égaliser ses concurrents en matière d’automation industrielle. Pour remonter la pente, elle projette aujourd’hui de scinder ses actifs non stratégiques afin de créer deux nouvelles entités cotées.
Des actifs à céder, sauf la division aéronautique
Au mois de septembre, David Cote, nouveau directeur général du groupe, a annoncé qu’une hausse de 12 % se fera ressentir prochainement sur son dividende annuel. Pour atteindre cet objectif, Honeywell projette de céder plusieurs milliards de dollars d’actifs, mais compte néanmoins garder sa division d’aéronautique. La vente de cette dernière a pourtant été réclamé par le fonds Third Point puisque sa scission permettrait de générer près de 20 milliards de dollars de valeur actionnariale.

En ce qui concerne la branche de turbocompresseurs, celle-ci sera intégrée dans une nouvelle entité. Elle a pour activité de produire des composants pour l’industrie automobile et fait aujourd’hui partie de la division aéronautique.
Les autres détails du projet seront dévoilés incessamment et un possible report est toujours possible.
Un projet de fusion raté
Pour améliorer ses dividendes, Honeywell a demandé une fusion avec United Technologies, en 2016, mais elle a rejeté l’offre.
Cette dernière, qui est la maison mère de Pratt & Whitney, a ensuite acquis Rockwell Collins, en septembre dernier pour un montant de 30 milliards de dollars.





